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Des questions ?

Bienvenue sur ce blog, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.

Grâce à ce blog, j'espère vous permettre de mieux comprendre mon travail, et surtout avoir la possibilité de dialoguer avec vous, et recueillir vos impressions.

Paul Cox

 

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15 avril 2005 5 15 /04 /avril /2005 00:00
J'ai à l'avant du cerveau, à droite au-dessus de l'oeil, une petite case où je range les idées qui me viennent pendant la nuit (le jour, j'ai toujours un carnet et un critérium 0,5, pour pouvoir y écrire assez petit).



Je n'ai pas besoin, contrairement à Lewis Carroll cité hier, de me lever et d'allumer la lumière, non: il suffit que je me dise "Je range cette idée ici" - j'ai quasiment alors la sensation physique de l'idée, palpable comme un petit objet, déposée dans mon très fiable tiroir, qui peut en contenir un grand nombre par nuit - pour la retrouver sans faute au lever. Je remercie mes parents et le Grand Horloger de m'avoir doté de cet utile organe.

C'est là que je réunis mes idées pour le blog. Ce matin, il y avait dans le tiroir, outre l'idée de parler du tiroir lui-même, les choses suivantes:



Pour continuer la série des visages bizarres aux yeux étranges, commencée il y a peu, j'ai repensé à cette carte de voeux que j'avais faite il y a quelques années pour le Salon d'Art à Bruxelles, attachante galerie qui cumule les qualités de salon de coiffure (mais alors très chic - un seul fauteuil dans l'établissement, où l'on est soigné comme un pacha) et de galerie d'art. C'est là que j'ai exposé entre autres, il y a quelques années, cette série de collages




qu'acompagnait mon petit livre "Le Langage des fleurs" (ou plutôt mes petits livres, puisqu'il en existe deux versions: une pour les filles, une pour les garçons):




J'aime bien assortir mes expositions d'un livre ou d'une publication qui ne soit pas un catalogue, mais une oeuvre nouvelle, éditée, en rapport avec les oeuvres montrées. Ainsi mon Jeu de l'amour et du hasard




accompagnait une exposition de grandes pièces murales modulaires comme celle-ci, intitulée "Dialectique psychogéographique"




ou encore le livre "Animaux"




a été publié en même temps que l'exposition que voici




et que le jeu de construction que voilà




Pour revenir au Langage des fleurs, en voici deux doubles-pages




où j'ai reproduit des silhouettes de fleurs, légendées de leur signification telle que l'on peut la trouver dans les vieux Larousse Universels (la seule différence entre les deux versions, garçon et fille, c'est l'accord d'un seul adjectif dans l'une des légendes, à savoir "Tu es la plus belle", et "Tu es le plus beau"). Le livre utilise mon système de transcription de la quadrichromie en noir et blanc que j'ai utilisé pour mon petit manuel "L'Art de la couleur"




dont voici la page d'introduction et dont je vous reparlerai une autre fois.

Pour revenir à l'image de l'audacieux coiffeur



son client malmené ressemble à la fois à un portrait de Picasso et à une sole (une sole pleureuse?) - poisson éminemment picassien s'il en est.




Or "sole" siginifie "semelle" en anglais, et "semel" signifie "identique" en latin (d'où "similaire") ce qui est amusant si l'on songe que la trace de pas ou de semelle est la forme la plus ancienne de reproduction par empreinte (l'anglais est plus parlant encore, avec son "footprint").

Ceci me rappelle une grande estampe numérique que j'ai réalisée il y a deux ans et que j'avais intitulée "Digital fingerprint"; je n'en retrouve pas la photo pour le moment: il s'agissait d'une empreinte digitale très agrandie et fortement pixellisée.
Mais tout ceci nous éloigne un peu des jeux de construction - j'y reviens, pour conclure, avec cette belle architecture du jour (quelle joie de retourner dans l'exposition!):



A demain.


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