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Des questions ?

Bienvenue sur ce blog, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.

Grâce à ce blog, j'espère vous permettre de mieux comprendre mon travail, et surtout avoir la possibilité de dialoguer avec vous, et recueillir vos impressions.

Paul Cox

 

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11 avril 2005 1 11 /04 /avril /2005 00:00
Sisyphe ne cessait de pousser son rocher, je ne cesse de ranger mon atelier.



La décourageante perspective d'avoir à trier toutes les choses accumulées au fil des dernières semaines, aggravée par la fatigue due au décalage horaire, me donne l'apparence aussi cloche que le masque ci-dessus, vu au musée d'art populaire de Séoul.




A propos de cloche, je comprends, en revoyant à la maison certains tableaux comme celui-ci,




pourquoi je suis si sensible aux ouvertures en forme de cloche dans certains temples japonais: mes coulures en répètent la forme, inversée.




Mais malgré la fatigue, je n'ai pas résisté à l'envie de tester mon nouveau pinceau à plumes de coq que j'évoquais hier, remettant à demain le rangement urgent de mon désordre. C'est un outil très étonnant: l'écartement imprévisible et changeant des plumes laisse une trace irrégulièrement striée et permet de dessiner d'un seul coup de pinceau un grand nombre de lignes plus ou moins parallèles. Il faudrait que j'en offre un à Bernard Frize, que cela intéresserait certainement. Voici mes premiers essais.



 





J'avais des stylos à plume; je possède maintenant un pinceau à plumes.
Permettez-moi maintenant de sauter du coq non pas à l'âne, mais à Franck Bordas, qui m'a envoyé l'autre jour des photos de l'exposition à Prague, et de l'affiche dans son contexte d'arrivée.



Comme je l'expliquais il y a quelques jours, toutes les affiches sont uniques, Franck ayant imprimé les deux cents exemplaires en changeant graduellement la couleur dans les encriers. Et bien qu'une partie d'entre elles soit destinée à l'accrochage dans la rue, nous avons pris le parti de toutes les signer et les numéroter - je serais très flatté que quelque amateur praguois décolle nuitamment les exemplaires apposés sur les murs de sa ville. Nous avons presque toujours joué ainsi avec les conventions de la numérotation et de la justification de tirage, dans les divers projets menés avec Franck Bordas. Pour les Oeuvres Romanesques complètes, par exemple, dont les cent-dix exemplaires étaient à la fois identiques et différents, nous avions imaginé le colophon suivant:




Une autre fois (ce n'était pas avec Franck Bordas, mais avec La Pierre d'Alun), j'avais eu l'idée, à la seule fin d'égayer un peu le colophon d'un ouvrage regroupant dans ses tirages de tête quelques estampes, d'imprimer l'image que voici




(il s'agit d'un lino, et d'un authentique poil collé sur le tirage - Glumdalclitch étant le nom de la maîtresse de Gulliver lorsqu'il séjourne chez les géants de Brobdingnag), ce qui a permis de conclure plaisamment le colophon de la manière suivante:




(j'ai découvert plus tard que l'étrange ouvrage de Pierre Bettencourt, "Les Plaisirs du roi", était accompagné dans son tirage d'origine "d'une boucle de poils de sa majesté").

Aujourd'hui, en guise d'architecture du jour, je vous propose ces jolies pages d'introduction d'un ancien manga, "Nora-kuro" de Suiho Tagawa (qui se lisent de droite à gauche).





A demain.



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Published by Paul Cox - dans paulcox
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commentaires

gamot 13/04/2005 19:32

avec des fleurs....et une phrase de Flaubert

Passadori Delphine 13/04/2005 10:55

Tout d'abord MERCI pour votre générosité avec laquelle vous partagez vos recherches, cela n'annule pas la beauté ou le mystère, de vos travaux au contraire ils n'en sont que valorisés par la richesse de tous ce qu'ils contiennent.
C'est pour moi la définition même du graphisme, renfermant la vie qui nous entoure, cette vie formelle infinie.
Merci pour voter regard sans cesse en alerte, processus obsessionnel sans fin, c’est à la fois excitant et fatiguant (j’ai d’abord écrit existant au lieu d’excitant…) j’imagine…
Il y a de l’universel, du formellement commun à toute chose à travers le filtre d’un regard comme le votre.
Je retrouve un travail pas abouti qui me poursuit chaque jour.
J’admire votre énergie et votre foi à mener à bien ce travail de toute une vie, sans censure, avec la liberté de l’intelligence.

Cela me fait un bien fou de vous lire et de regarder ce que vous donner à voir, je comprends et me retrouve comme au sein d’une famille inventée.

Je suis à Lyon et à part le miracle de l’année 1998 où ATYPI a élu domicile dans cette ville, les rencontres, conférences et expositions sur le graphisme sont bien rares…
Si vous passez par là je serais ravie de vous rencontrer.
A bientôt.

C'est pour moi la définition même su graphisme, renfermant la vie qui nous entoure, cette vie formelle infinie.
Merci pour voter regard sans cesse en alerte, processus obsessionnel sans fin

cali 12/04/2005 13:27

j'aime beaucoup l'idée du poil collé (:
les différences dans une série rendent l'ensemble unique d'une façon très touchante.