Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Des questions ?

Bienvenue sur ce blog, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.

Grâce à ce blog, j'espère vous permettre de mieux comprendre mon travail, et surtout avoir la possibilité de dialoguer avec vous, et recueillir vos impressions.

Paul Cox

 

Ps : N'hésitez pas à laisser vos commentaires, ils seront validés au plus vite !

Bienvenue !

  • "Pourquoi je ne peux pas voir mon commentaire ?"

Les commentaires sur ce blog sont "modérés" : cela signifie qu'ils doivent être validés, et éventuellement modifiés avant d'être visibles. En effet, ce blog est accessible aux enfants, dans l'exposition : nous devons donc vérifier ce qui est publié !

  • "Pourquoi je ne peux pas suivre un lien internet ?"

Si vous êtes connecté au blog depuis la Galerie des enfants, vous ne pourrez pas surfer librement sur internet... Une seule solution pour profiter de tous les liens : revenir depuis un autre accès internet sur www.paulcox.centrepompidou.fr.

10 avril 2005 7 10 /04 /avril /2005 00:00
"On voit toujours plus loin quand on est juché sur les épaules de géants" - à Kyoto dans un temple j'ai photographié cette jolie fenêtre à claire-voie



car elle me rappelait un effet que j'avais exploité dans de nombreuses peintures




regroupées en une série intitulée "Poggendorff" (du nom de l'effet optique qui fait paraître discontinue une ligne oblique traversée par deux parallèles).




J'étais alors sans savoir que l'op-art en avait fait grand usage - Soto, Cruz-Diez et bien d'autres. J'ai arrêté la série quand j'ai découvert leurs travaux. Ou plutôt j'ai arrêté d'utiliser cet effet isolément, comme seul sujet de mes peintures, pour tenter d'aller plus loin (et voilà la raison de ma phrase d'introduction). Ensuite j'ai vu des effets de Poggendorff partout, dans les superpositions fortuites de deux trames, dans les rideaux de voilage, hier encore dans le chapeau de crin de ce vieil aristocrate coréen:




L'avion, décidément, stimule l'imagination. Je crois bien que je viens d'inventer, tout en écrivant ces lignes, pendant mon retour vers Paris, et tout en manipulant machinalement deux gobelets d'eau minérale, un nouveau système de niveau plus précis, me semble-t-il, que l'universel niveau à bulle. Jugez-en plutôt: l'eau y serait emprisonnée dans deux compartiments transparents séparés par une cloison verticale - l'alignement exact des deux lignes de flottaison indiquerait l'horizontale parfaite,




comme le montre le compte-rendu photographique de ma petite expérience:




Mais je suis assez ignorant en bricolage. Peut-être ce système existe-t-il déjà. J'en reviens donc à ma phrase d'introduction, et à cette chaude et évidente recommandation: il vaut mieux très bien tout connaître du domaine où l'on oeuvre et savoir ce qui y a été accompli avant.

En design, je ne connais pas grand-chose non plus, je crois l'avoir déjà dit plus haut (ou plus exactement plus bas, puisque ce journal se déroule à partir des entrées les plus récentes). Toutefois je crois pouvoir affirmer, sans crainte de beaucoup me tromper, que ceci



n'est pas du design de la meilleure trempe, même si l'effet en est assez comique, et que cela n'est certes pas une qualité négigeable. Il s'agit d'une moquette en trompe-légèrement-l'oeil, imitation de mosaïque ornant la luxueuse salle de l'hôtel où je prends mes petits-déjeuners. On est loin, ici, de ma phrase chérie de Klee ("Ce que je fais m'apprend ce que je cherche"): difficile en effet de concevoir ce motif si l'on s'applique à utiliser le matériau moquette dans ce qu'il a de spécifique. Mais il est vrai que l'histoire de la mosaïque incite au trompe-l'oeil: je pense notamment aux pavements romains montrant des débris de repas jonchant le sol... en mosaïque.

Je n'ai pas dessiné pendant quelques jours au cours de ce bref voyage. Mais je me rattrape ce soir dans l'avion. J'ai mis à profit les longues heures de vol pour remplir deux petits carnets en utilisant mon cher principe, afin de "mettre le feu aux poudres", de m'imposer un vocabulaire limité: pour l'un, ne dessiner qu'avec des ovales, pour l'autre, avec des ronds. J'ai un peu peiné au début, mais au bout d'un moment j'ai trouvé des formes pour moi inédites qui, pour les avoir tracées aujourd'hui, feront désormais partie de mon répertoire.



J'ai ramené de Corée un singulier pinceau en plumes de coq




et aussi des monceaux de papier (les papiers coréens sont très beaux). Je vous livrerai un jour prochain un exemple de mes essais s'ils sont jolis.

Et voici deux architectures du jour: d'abord ces beaux empilements de gâteaux, offrandes rituelles exposées dans le musée d'art populaire de Séoul



puis ce beau collage architectural, qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe sur les tables de l'exposition par temps de grande affluence - il s'agit d'un nouveau musée construit à Séoul par, de gauche à droite, Rem Koolhaas, Mario Botta et Jean Nouvel.




A demain.


Partager cet article

Repost 0
Published by Paul Cox - dans paulcox
commenter cet article

commentaires