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Des questions ?

Bienvenue sur ce blog, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.

Grâce à ce blog, j'espère vous permettre de mieux comprendre mon travail, et surtout avoir la possibilité de dialoguer avec vous, et recueillir vos impressions.

Paul Cox

 

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12 mars 2005 6 12 /03 /mars /2005 00:00
Pour commencer, voici le détail de céramique craquelée que j'aurais voulu montrer hier à propos de Klee, mais que je n'avais pas trouvée, la cuisine étant trop bien rangée, au contraire du reste de la maison qui est en proie au plus désespérant désordre.



Le dessin que je montrais en conclusion hier -
le revoici en vignette - est extrait d'un de mes cahiers d'écolier. Il date de de 1969. Ce qui me frappe dans cette image, comme dans les autres pages de ce cahier, c'est qu'au bout de trente-six ans d'efforts soutenus et de volonté de changement je n'ai guère changé de technique ni de choix formels. Voici par exemple un dessin récent de molaire, extrait de mes "Oeuvres romanesques complètes" publiées chez Franck Bordas:



Vous me direz qu'il n'y a pas trente-six manières de dessiner des molaires (je pense que si). Voici un autre exemple:




que je trouve assez proche de celui-ci:




tiré de mon livre "Mon Amour"; ou encore celui-ci




que je ne trouve pas si éloigné de celui-là




Ce goût des cernes bleus, j'en avais trouvé l'encouragement (puisque nous en étions ces jours-ci aux références japonaises) chez Hokusai, qui les tenait, lui, d'une nouveauté technique de son époque: l'importation récente du bleu de prusse (auparavant, les cernes des estampes étaient gris).




Cela m'amuse de relever dans mes dessins, à tant d'années de distance, ces constantes formelles, qui me paraissent inversement proportionnelles à mon désintérêt profond pour toute idée, précisément, de continuité stylistique - si du moins il faut entendre par là la reprise volontaire de formes déjà expérimentées. Permettez-moi cette bordée de citations: "Il faut être beaucoup de choses" disait Picabia, puis: "Il faut être nomade, il faut traverser les idées comme on traverse les pays et les villes". Et Dubuffet, en réponse à une question de Valère Novarina: "Combien êtes-vous? - Tout homme est un gâteau feuilleté". Et encore Alexeï Brodovitch: "Why to (sic) eat bacon and eggs everyday?". Et enfin Montaigne: "Le monde n'est qu'une branloire pérenne: toutes choses y branlent sans cesse, la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d'Egypte: et du branle public, et du leur. La constance même n'est autre chose qu'un branle plus languissant".

Dans de vieux carnets je retrouve souvent cette forme d'hélice:






(guère éloignée de la "Urform" de Arp que je citais il y a quelques jours: courbe, contre-courbe) et que j'ai traitée, sans penser à cette proximité avant ce soir, dans le tout premier tome des "Aventures d'Archibald le koala", '"Le Mystère de l'eucalyptus"):




et aussi dans mon livre "Animaux", déjà évoqué:



De la même manière, les méandres du bois ou du faux bois peint ou dessiné ont toujours eu mes faveurs: j'en trouve ainsi des exemples aussi bien dans les livres d'Archibald




que dans mon "Histoire de l'art"




et dans des dessins plus récents




et j'en ai aussi gardé cet exemple fort joli qui enveloppait l'autre jour les rillettes de canard achetées chez le charcutier:




Bref, je ne suis pas sûr que je change tant que ça, malgré l'intensité des efforts que je déploie!

Les dessins gribouillés au téléphone sont évidemment d'excellents révélateur de ces constantes profondes. Les miens ressemblent toujours plus ou moins à ceci:



Ce sera tout pour aujourd'hui!

Avant de conclure avec l'architecture du jour, voici l'état ce soir de ma maquette pour l'exposition de Tokyo:



étape très amusante - comme je conserve tous mes travaux soigneusement photographiés et archivés dans mon ordinateur, c'est un jeu d'enfant que de les imprimer à la bonne échelle, et de les placer sur mes murs de carton comme dans une maison de poupée.




A demain.


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Published by Paul Cox - dans paulcox
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commentaires

Montserrat ETESSE 17/03/2005 10:55

Bonjour,Juste un petit mot pour vous dire combien je suis admirative devant la qualité de votre démarche et la beauté de la production diffusée en ligne.Notre bibliothèque accueille en ce moment l'exposition "Cependant, le livre le plus court du monde",ce qui donne à notre structure une ambiance active, joyeuse et décoiffante...Ce serait un bonheur pour nous d'organiser une rencontre avec une classe : est-ce envisageable?Quoiqu'il en soit, Félicitations!!!

planeth 12/03/2005 16:10

Le dessin récent à base de lignes "faux-bois" et ronds jaunes me parle énormément.Je me demande si le dessin ou plus exactement le graphisme ne serait pas un langage qu'il nous faut inventer.