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Des questions ?

Bienvenue sur ce blog, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.

Grâce à ce blog, j'espère vous permettre de mieux comprendre mon travail, et surtout avoir la possibilité de dialoguer avec vous, et recueillir vos impressions.

Paul Cox

 

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16 février 2005 3 16 /02 /février /2005 00:00







C'est l'heure de ranger ma maison et mon atelier maintenant.



Il y règne un joyeux désordre car la préparation du jeu de construction ne m'a guère laissé le temps de faire le ménage depuis plusieurs semaines - or j'y ai scié, poncé, peint, reponcé, repeint, rescié - bref partout une fine couche de poussière et de sciure recouvre livres et outils, eux-mêmes en proie à la plus incompréhensible des confusions.

 

Sur le grand mur de l'atelier, des ajouts successifs se sont superposés: sur la droite, divers essais de peinture pour les tableaux verts (j'ai finalement choisi la teinte la plus claire et la plus joyeuse); au fond, différentes tailles de gommettes pour la décoration des murs.













La réalisation d'un projet, même si à l'arrivée il peut paraître très simple, passe toujours par une grande quantité d'essais et souvent d'erreurs et d'échecs. J'essaie alors de ne pas me décourager!
Je ne sais plus qui disait que l'artiste est peut-être celui qui sait supporter calmement plus d'échecs qu'un autre.
Me revient à l'esprit cette phrase de Schiller notée cet après-midi dans la magnifique exposition "Comme le rêve le dessin" dont je reparlerai, non pas plus tard, mais demain (cette nuance est aussi subtile que dénuée de logique!), car elle m'a beaucoup impressionné - la phrase de Schiller, donc, qui parle de ces "moments de vertige que connaissent tous les créateurs et dont la durée, plus ou moins longue, seule distingue l'artiste du rêveur".
Pour revenir au mur de l'atelier, par-dessus les gommettes et les recherches de peinture verte j'ai accroché les chutes ou contreformes de mes petits disques en bois, découpés dans de grandes feuilles de contreplaqué. Je vais les garder car je les trouve très jolies - en les laissant traîner dans l'atelier, elles trouveront sûrement tôt ou tard leur utilisation pour une sculpture ou un tableau. J'aime beaucoup les formes rencontrées ainsi "par hasard" (est-ce un hasard? - Jung appelait le hasard "un ordre sans cause"). Par exemple sur les tables de l'exposition j'ai placé des sortes de longues baguettes dont une face décrit une courbe douce: il s'agit en fait des chutes des courbes des tables elles-mêmes. C'est donc un projet assez économique, fait d'ailleurs pour la plus grande part de récupération et de recyclage: les plaques de plastique coloré, par exemple, je les avais expérimentées à l'occasion d'un livre récemment réalisé: "Plafond en kit - Les Sentences de Montaigne", édité par Eric Seydoux.



Quant aux mousses, elles sont issues d'un très grand jeu de construction que j'ai réalisé dans ce matériau et qui était inspiré de mon livre "Animaux".

J'aime trouver ainsi et adopter des formes dont je n'avais pas l'idée au moment de commencer à travailler. On me pardonnera mon usage des citations, mais je ne résiste pas à l'envie d'écrire ici ces mots de Paul Klee qui font partie de mes phrases de chevet: "Ce que je fais m'apprend ce que cherche". C'est-à-dire: travailler non pas en cherchant à éxécuter une idée entièrement préconçue et prévisualisée (à supposer que cela soit possible), mais construire "de l'intérieur", à partir d'un matériau choisi, d'une idée générale, d'une sensation, voire d'une contrainte ou d'une règle du jeu, mais à condition d'être prêt à transgresser cette règle si chemin faisant le besoin s'en impose. C'est ce que disait Le Corbusier qui, parlant du Modulor, cette unité de mesure basée sur les proportions du corps humain et qui permettait d'infinies combinaisons (un peu comme le tangram ou bien sûr les tatamis de l'architecture japonaise), invitait à ne pas strictement en respecter les règles (introduire du jeu dans le jeu!) si, une fois l'inspiration mise en route (et le feu mis aux poudres), l'oeuvre se développait toute seule en suivant sa propre logique.








 J'ai passé une partie de l'après-midi à photographier les constructions réalisées depuis hier - le changement est constant, comme une évocation accélérée de la vie des villes, ou de la vie tout simplement! et je me propose de conclure ma petite rêverie quotidienne par la photo d'une des constructions qui m'a le plus frappé (c'est un peu injuste pour les autres évidemment, car toutes sont étonnantes - mais la plupart trouveront leur place dans les images montrées sur l'écran dans l'exposition, puis dans le livre que j'ai l'intention de réaliser avec toutes ces prises de vues quand l'exposition sera terminée). A demain!

 

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Published by Paul Cox - dans paulcox
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