Vendredi 15 avril 2005
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J'ai à l'avant du cerveau, à droite au-dessus de l'oeil, une petite case où je range les idées qui me viennent pendant la nuit (le jour, j'ai toujours un carnet et un critérium 0,5, pour pouvoir y écrire assez petit).
Je n'ai pas besoin, contrairement à Lewis Carroll cité hier, de me lever et d'allumer la lumière, non: il suffit que je me dise "Je range cette idée ici" - j'ai quasiment alors la sensation physique de l'idée, palpable comme un petit objet, déposée dans mon très fiable tiroir, qui peut en contenir un grand nombre par nuit - pour la retrouver sans faute au lever. Je remercie mes parents et le Grand Horloger de m'avoir doté de cet utile organe.C'est là que je réunis mes idées pour le blog. Ce matin, il y avait dans le tiroir, outre l'idée de parler du tiroir lui-même, les choses suivantes:
Pour continuer la série des visages bizarres aux yeux étranges, commencée il y a peu, j'ai repensé à cette carte de voeux que j'avais faite il y a quelques années pour le Salon d'Art à Bruxelles, attachante galerie qui cumule les qualités de salon de coiffure (mais alors très chic - un seul fauteuil dans l'établissement, où l'on est soigné comme un pacha) et de galerie d'art. C'est là que j'ai exposé entre autres, il y a quelques années, cette série de collages
qu'acompagnait mon petit livre "Le Langage des fleurs" (ou plutôt mes petits livres, puisqu'il en existe deux versions: une pour les filles, une pour les garçons):
J'aime bien assortir mes expositions d'un livre ou d'une publication qui ne soit pas un catalogue, mais une oeuvre nouvelle, éditée, en rapport avec les oeuvres montrées. Ainsi mon Jeu de l'amour et du hasard
accompagnait une exposition de grandes pièces murales modulaires comme celle-ci, intitulée "Dialectique psychogéographique"
ou encore le livre "Animaux"
a été publié en même temps que l'exposition que voici
et que le jeu de construction que voilà
Pour revenir au Langage des fleurs, en voici deux doubles-pages
où j'ai reproduit des silhouettes de fleurs, légendées de leur signification telle que l'on peut la trouver dans les vieux Larousse Universels (la seule différence entre les deux versions, garçon et fille, c'est l'accord d'un seul adjectif dans l'une des légendes, à savoir "Tu es la plus belle", et "Tu es le plus beau"). Le livre utilise mon système de transcription de la quadrichromie en noir et blanc que j'ai utilisé pour mon petit manuel "L'Art de la couleur"
dont voici la page d'introduction et dont je vous reparlerai une autre fois. Pour revenir à l'image de l'audacieux coiffeur
son client malmené ressemble à la fois à un portrait de Picasso et à une sole (une sole pleureuse?) - poisson éminemment picassien s'il en est.
Or "sole" siginifie "semelle" en anglais, et "semel" signifie "identique" en latin (d'où "similaire") ce qui est amusant si l'on songe que la trace de pas ou de semelle est la forme la plus ancienne de reproduction par empreinte (l'anglais est plus parlant encore, avec son "footprint").Ceci me rappelle une grande estampe numérique que j'ai réalisée il y a deux ans et que j'avais intitulée "Digital fingerprint"; je n'en retrouve pas la photo pour le moment: il s'agissait d'une empreinte digitale très agrandie et fortement pixellisée.Mais tout ceci nous éloigne un peu des jeux de construction - j'y reviens, pour conclure, avec cette belle architecture du jour (quelle joie de retourner dans l'exposition!):
A demain.
Jeudi 14 avril 2005
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"Le baiser de la pierre au papier" - ce sont à peu près les mots, je crois, qu'utilisait Francis Ponge pour parler de la lithographie,
et auxquels je faisais lointainement référence dans l'image ci-dessus, qui m'est revenue à l'esprit à cause des visages d'hier (cette image voulait surtout traduire l'impression de malaise que m'a toujours inspiré la notion d'édition limitée-signée-numérotée - comme du reste la bibliophilie: on possède un petit bout de l'auteur, puisque l'objet est signé de sa main, mais l'objet lui-même n'est qu'un multiple - possession un peu illusoire et vaine donc, à l'instar de cet homme barbu qui ne pourra jamais embrasser que le front de sa jeune amie).
Dans un esprit un peu différent, mais aussi en référence lointaine à Ponge et dans la lignée des visages d'hier, j'avais imaginé, il y a quelques années, cette image pour une carte de voeux de Franck Bordas. La numérotation incomplète laisse planer un doute et un espoir sur le quatrième baiser: sera-t-il sur la bouche?En écrivant ceci je vois passer deux personnes marchant côte à côte dans le jardin sous mes fenêtres. Elles marchent si bien au pas que leurs jambes ressemblent à une paire de tréteaux.
Or comme j'aime les tréteaux (il y en a des centaines dans l'exposition!), j'imagine aussitôt que ces jambes en feraient une bien jolie paire:
Et voici une autre idée, à propos de tréteaux, notée il y a quelque temps:
et que j'aimerais bien un jour réaliser en vrai (les tréteaux touchent le plafond qu'ils semblent soutenir).Et puis, en écho à mes évocations fréquentes et récentes de formes positives-négatives et de dedans-dehors: ces deux photos "dessus-dessous" que séparent à peine quelques minutes et que j'ai prises l'autre jour de l'avion:`
Enfin cette nouvelle toupie, étrange, trouvée dans un vieux catalogue Manufrance, et dont le mystérieux texte donne son titre à cette livraison:
Et pour conclure, en guise d'architecture du jour (je n'irai prendre mes photos dans l'exposition que demain matin) ces deux pages de carnets remplis pendant mon voyage
et ces dessins tracés aujourd'hui avec mes nouveaux pinceaux chéris en pensant, nostalgique, aux belles architectures à claire-voie découvertes la semaine dernière.
Avec toutes ces histoires de tréteaux il est très tard, alors à demain.
Jeudi 14 avril 2005
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Voici mon atelier à peu près rangé.
J'ai pris tant de retard pour les chantiers suivants (la "classe-chantier", le décor de Casse-Noisette, dont je vous reparlerai lorsqu'ils seront en cours, une couverture de magazine, des monceaux de courrier...)
que j'aimerais avoir non seulement plusieurs paires d'yeux (l'heureux homme doté de double-vue que voici partage sa vitrine avec le triste sire d'hier au musée d'art populaire de Séoul) mais aussi plusieurs paires de bras
mais alors il me faudrait ausssi un cerveau plus grand, comme en semble doté ce curieux personnage, japonais celui-là:
Je pourrais alors accomplir mille fois plus de choses, mon temps s'en trouverait comme multiplié - "mon temps"... mais que me prend-il? Quelle présomption dans ce possessif accolé à ce qui est à tous, ou bien plutôt, si l'on en croit le Chapelier fou d'Alice, "le Temps n'est ni à vous, ni à moi. Le Temps n'est à personne".Le visage aux quatre yeux me rappelle une image que j'avais dessinée pour une exposition de l'excellente revue "The Ganzfeld"
(le mot "Ganzfeld" - "champ entier" - fait référence à une notion de parapsychologie dont j'ignore presque tout sauf cette définition trouvée à l'instant sur le net: "Le ganzfeld (champ sensoriel uniforme) est un protocole d'induction d'un état hypnagogique pour les expériences de télépathie", mais qui a ma sympathie car j'ai toujours pensé que la télépathie était un moyen de communication très amusant et commode). Bref je voulais montrer par ces trois yeux (et peut-être y en a-t-il un quatrième derrière sa tête) que ce personnage pouvait scruter simultanément les différents recoins d'un vaste champ. Quant aux anagrammes dont j'ai orné l'affiche, elles jouaient sur le mot "Unbound" (non relié, défait), l'exposition montrant aux murs des oeuvres d'artistes ayant oeuvré précédemment dans les pages de la revue.J'ai trouvé plus tard une image assez similaire dans "L'Art de la mémoire" de Frances Yates,
livre de chevet de Dubuffet dont les livres sont les miens (de chevet) - syntaxe étrange, mais dont je tente tout de même l'audace.Voici une autre image encore, une affiche que j'avais réalisée pour le beau film de Jeremy Podeswa, "Les Cinq sens", qui traite de synesthésie.
A propos des cinq sens, ce serait joli, me semble-t-il, en fonction du degré d'intimité que l'on a avec ses correspondants, de terminer ses lettres non par un simple "au revoir", mais par un "au réentendre", "au retoucher", "au resentir", "au regoûter".Dans la revue The Ganzfeld j'avais publié cette histoire en trichromie dont les sept images sont les différentes combinaisons possibles des trois couches (cyan, magenta, jaune) d'une seule et même image. C'était au départ un travail de commande - il s'agissait d'illustrer en sept images un article sur la couleur - lorsque j'ai proposé cette image unique décomposée en ses sept avatars, le commanditaire a été de prime abord un peu circonspect, soupçonnant l'arnaque, avant d'être content du résultat!
Cette livraison est une nouvelle fois faite de bric et de broc, comme l'ensemble de ce blog d'ailleurs (de blig et de blog). J'espère qu'au fil des jours ces fragments prendront une forme amusante pour le lecteur, comme une sorte de grand jeu de construction.A propos d'Alice encore, ceci, où Lewis carroll livre sa méthode: "Chacune de mes idées (...) naquit d'elle-même. Parfois une idée surgit au cours de la nuit, et il faut alors me lever et faire de la lumière pour pouvoir la noter, parfois elle surgit tandis que je me promène, solitaire, sur la lande, et il me faut alors m'arrêter et, les doigts presque gourds, noter quelques mots qui permettront à l'idée nouveau-née de ne pas périr; mais quelles que soient les circonstances de sa naissance, elle naît spontanément. Je suis incapable de mettre l'invention en marche, comme une horloge, en la remontant de façon délibérée (...). Alice et De l'autre côté du miroir sont faits presque totalement de pièces et de morceaux, d'idées isolées nées spontanément".Apologie du fragment, donc, à l'instar de Novalis - quel nom curieux, pour un auteur qui vécut bien avant Alice, sauf à appliquer le temps à rebours de la Traversée du miroir!Pour conclure, en guise d'architectures du jour, ces beaux caractères chinois écrits avec des briques.
A demain.PS:Intramuros, suite.Juste avant mon départ pour le Japon, j'étais un peu inquiet, sans nouvelles de la revue de design à laquelle j'avais envoyé mon projet de couverture:
Ne l'aimaient-ils pas?Ouf! Coup de téléphone au moment de fermer mon sac: c'est bon, la couverture plaît. Invité à me justifier sur le choix de l'image représentant Le Renard et la cigogne, j'improvise ceci: on entend souvent dire que les gens ne savent pas exactement ce qu'est le design, qu'ils en ont une idée floue - or avec cette fable de La Fontaine, qui traite d'un vrai problème de design et de fonctionnalité, tous les petits Français, depuis des générations, portent dans leur culture une sensibilisation précoce au design. Bien sûr, c'est là typiquement le genre de raisonnement que l'on fait après-coup, l'image une fois faite ("deinde philosophari" dit l'adage antique) - Klee une nouvelle fois! ("ce que je fais m'apprend ce que je cherche") - de la même façon que l'on vit d'abord, et que l'on comprend sa vie après, me semble-t-il, et non l'inverse.
Lundi 11 avril 2005
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Sisyphe ne cessait de pousser son rocher, je ne cesse de ranger mon atelier.
La décourageante perspective d'avoir à trier toutes les choses accumulées au fil des dernières semaines, aggravée par la fatigue due au décalage horaire, me donne l'apparence aussi cloche que le masque ci-dessus, vu au musée d'art populaire de Séoul.
A propos de cloche, je comprends, en revoyant à la maison certains tableaux comme celui-ci,
pourquoi je suis si sensible aux ouvertures en forme de cloche dans certains temples japonais: mes coulures en répètent la forme, inversée.
Mais malgré la fatigue, je n'ai pas résisté à l'envie de tester mon nouveau pinceau à plumes de coq que j'évoquais hier, remettant à demain le rangement urgent de mon désordre. C'est un outil très étonnant: l'écartement imprévisible et changeant des plumes laisse une trace irrégulièrement striée et permet de dessiner d'un seul coup de pinceau un grand nombre de lignes plus ou moins parallèles. Il faudrait que j'en offre un à Bernard Frize, que cela intéresserait certainement. Voici mes premiers essais.
Permettez-moi maintenant de sauter du coq non pas à l'âne, mais à Franck Bordas, qui m'a envoyé l'autre jour des photos de l'exposition à Prague, et de l'affiche dans son contexte d'arrivée.
Comme je l'expliquais il y a quelques jours, toutes les affiches sont uniques, Franck ayant imprimé les deux cents exemplaires en changeant graduellement la couleur dans les encriers. Et bien qu'une partie d'entre elles soit destinée à l'accrochage dans la rue, nous avons pris le parti de toutes les signer et les numéroter - je serais très flatté que quelque amateur praguois décolle nuitamment les exemplaires apposés sur les murs de sa ville. Nous avons presque toujours joué ainsi avec les conventions de la numérotation et de la justification de tirage, dans les divers projets menés avec Franck Bordas. Pour les Oeuvres Romanesques complètes, par exemple, dont les cent-dix exemplaires étaient à la fois identiques et différents, nous avions imaginé le colophon suivant:
Une autre fois (ce n'était pas avec Franck Bordas, mais avec La Pierre d'Alun), j'avais eu l'idée, à la seule fin d'égayer un peu le colophon d'un ouvrage regroupant dans ses tirages de tête quelques estampes, d'imprimer l'image que voici
(il s'agit d'un lino, et d'un authentique poil collé sur le tirage - Glumdalclitch étant le nom de la maîtresse de Gulliver lorsqu'il séjourne chez les géants de Brobdingnag), ce qui a permis de conclure plaisamment le colophon de la manière suivante:
(j'ai découvert plus tard que l'étrange ouvrage de Pierre Bettencourt, "Les Plaisirs du roi", était accompagné dans son tirage d'origine "d'une boucle de poils de sa majesté").Aujourd'hui, en guise d'architecture du jour, je vous propose ces jolies pages d'introduction d'un ancien manga, "Nora-kuro" de Suiho Tagawa (qui se lisent de droite à gauche).
A demain.
Par Paul Cox
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Publié dans : paulcox
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Dimanche 10 avril 2005
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"On voit toujours plus loin quand on est juché sur les épaules de géants" - à Kyoto dans un temple j'ai photographié cette jolie fenêtre à claire-voie
car elle me rappelait un effet que j'avais exploité dans de nombreuses peintures
regroupées en une série intitulée "Poggendorff" (du nom de l'effet optique qui fait paraître discontinue une ligne oblique traversée par deux parallèles).
J'étais alors sans savoir que l'op-art en avait fait grand usage - Soto, Cruz-Diez et bien d'autres. J'ai arrêté la série quand j'ai découvert leurs travaux. Ou plutôt j'ai arrêté d'utiliser cet effet isolément, comme seul sujet de mes peintures, pour tenter d'aller plus loin (et voilà la raison de ma phrase d'introduction). Ensuite j'ai vu des effets de Poggendorff partout, dans les superpositions fortuites de deux trames, dans les rideaux de voilage, hier encore dans le chapeau de crin de ce vieil aristocrate coréen:
L'avion, décidément, stimule l'imagination. Je crois bien que je viens d'inventer, tout en écrivant ces lignes, pendant mon retour vers Paris, et tout en manipulant machinalement deux gobelets d'eau minérale, un nouveau système de niveau plus précis, me semble-t-il, que l'universel niveau à bulle. Jugez-en plutôt: l'eau y serait emprisonnée dans deux compartiments transparents séparés par une cloison verticale - l'alignement exact des deux lignes de flottaison indiquerait l'horizontale parfaite,
comme le montre le compte-rendu photographique de ma petite expérience:
Mais je suis assez ignorant en bricolage. Peut-être ce système existe-t-il déjà. J'en reviens donc à ma phrase d'introduction, et à cette chaude et évidente recommandation: il vaut mieux très bien tout connaître du domaine où l'on oeuvre et savoir ce qui y a été accompli avant. En design, je ne connais pas grand-chose non plus, je crois l'avoir déjà dit plus haut (ou plus exactement plus bas, puisque ce journal se déroule à partir des entrées les plus récentes). Toutefois je crois pouvoir affirmer, sans crainte de beaucoup me tromper, que ceci
n'est pas du design de la meilleure trempe, même si l'effet en est assez comique, et que cela n'est certes pas une qualité négigeable. Il s'agit d'une moquette en trompe-légèrement-l'oeil, imitation de mosaïque ornant la luxueuse salle de l'hôtel où je prends mes petits-déjeuners. On est loin, ici, de ma phrase chérie de Klee ("Ce que je fais m'apprend ce que je cherche"): difficile en effet de concevoir ce motif si l'on s'applique à utiliser le matériau moquette dans ce qu'il a de spécifique. Mais il est vrai que l'histoire de la mosaïque incite au trompe-l'oeil: je pense notamment aux pavements romains montrant des débris de repas jonchant le sol... en mosaïque.Je n'ai pas dessiné pendant quelques jours au cours de ce bref voyage. Mais je me rattrape ce soir dans l'avion. J'ai mis à profit les longues heures de vol pour remplir deux petits carnets en utilisant mon cher principe, afin de "mettre le feu aux poudres", de m'imposer un vocabulaire limité: pour l'un, ne dessiner qu'avec des ovales, pour l'autre, avec des ronds. J'ai un peu peiné au début, mais au bout d'un moment j'ai trouvé des formes pour moi inédites qui, pour les avoir tracées aujourd'hui, feront désormais partie de mon répertoire.
J'ai ramené de Corée un singulier pinceau en plumes de coq
et aussi des monceaux de papier (les papiers coréens sont très beaux). Je vous livrerai un jour prochain un exemple de mes essais s'ils sont jolis.Et voici deux architectures du jour: d'abord ces beaux empilements de gâteaux, offrandes rituelles exposées dans le musée d'art populaire de Séoul
puis ce beau collage architectural, qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe sur les tables de l'exposition par temps de grande affluence - il s'agit d'un nouveau musée construit à Séoul par, de gauche à droite, Rem Koolhaas, Mario Botta et Jean Nouvel.
A demain.
Par Paul Cox
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